Le Jaguar, superpredateur d'Amazonie
Trekkings et Excursions en plein coeur de la jungle d'Amazonie et d'Amérique centrale. Voyages au Pérou, en Bolivie, en Equateur et au Guatemala.
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Le Jaguar d’Amazonie

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Le jaguar noir ou « panthère noire » représentent 6% de la population de jaguars et ne constituent pas une espèce distincte. Cette pigmentation anormale est un phénomène génétique et n’est donc pas si rare.
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Son comportement dans son habitat naturel ressemble d’avantage à celui du tigre. Même s’il préfère évoluer en forêt dense et humide, il peut s’accommoder d’une grande variété de milieux. Toujours proche de point d’eau, c’est un félin qui aime nager, tout comme le tigre.

Un des 5 Grands Félins

Il est l’un des cinq grands félins du genre Panthera, avec le tigre, le lion, l’once et le léopard.

Sa distribution va du Sud des Etats-Unis (bien qu’il en soit quasiment absent depuis le début du 20ème siècle) au nord de l’Argentine. Il s’apparente physiquement à son cousin le léopard, mais il est en général de taille plus importante, avec une constitution plus robuste et musculeuse. Il pèse en moyenne entre 56 et 96 kg, même si certains registres mentionnent l’existence d’individus de plus de 150 kg. Il mesure de 1,62 à 1,83 m de long sans la queue et de 67 à 76 cm au garrot. Des observations montrent que plus les jaguars vivent au sud, et dans des zones ouvertes (par exemple dans le Pantanal), plus ils sont imposants. Sa tête est volumineuse, la couleur de ses yeux varie d’un ton jaune doré à jaune vert. Il est très habile pour escalader et grimper aux arbres.

Grand Prédateur Territorial

Les femelles arrivent à majorité sexuelle entre 12 et 24 mois, les mâles entre 24 et 36 mois. Les couples se séparent après le coït, et les femelles se chargent des petits qui n’accompagnent la mère pour chasser qu’après 5 ou 6 mois. Les petits restent proches de leur mère pendant 1 à 2 ans. A partir de là, ils deviennent nomade et cherchent à se constituer un territoire qui peut mesurer de 25 à 40 km² pour les femelles et le double pour les mâles. Le territoire des femelles peut se superposer (les individus s’évitent), ce qui n’est pas le cas pour les mâles qui n’acceptent pas l’intrusion d’un autre mâle. Cependant ils ont tendance à éviter les affrontements et peuvent par contre tout à fait partager leur territoire avec le puma, 2ème plus grand félin d’Amérique. En liberté, on estime l’espérance de vie d’un jaguar à 12 ans. En captivité, il peut vivre jusqu’à 25 ans. Le jaguar est un des félins qui vit le plus longtemps.

 

Il est fondamentalement solitaire, et chasse de manière opportuniste en guettant les proies qui se présentent, surtout à l’aube et au crépuscule. Le jaguar est un « superprédateur », c’est à dire qu’il n’a aucun prédateur, il est au sommet de la chaîne alimentaire et joue un rôle clef pour la stabilisation de l’écosystème, en régulant la population des espèces qu’il capture. Les jaguars adultes ont une morsure exceptionnellement puissante, même comparée aux autres félins, ce qui lui permet par exemple de perforer les carapaces de tortues et d’opter pour une technique de chasse peu habituelle en attaquant sa proie directement à la tête pour la tuer d’une seule morsure. Le jaguar passe 50-60% de son temps actif, à chasser et parcourir son territoire. Ce qui en fait un animal très difficile d’observer. Il chasse jusqu’à 80 espèces différentes : capibara, tapir, caïmans, anaconda,… Le jaguar est un animal qui ne s’attaque pas à l’Homme. Les cas répertoriés sont rarissimes.

Le Jaguar en Danger

Le jaguar est catalogué dans les espèces « quasi menacées », le nombre d’individus étant en déclin à cause de la diminution de son territoire due à la déforestation et l’exploitation des terres amazoniennes. Des travaux ont par exemple permis de déterminer une densité de seulement 7 individus pour 100 km² dans la région du Pantanal. Les régions protégées sont fondamentales pour la conservation du jaguar. Néanmoins, peu de zones protégées ont une superficie suffisante pour maintenir une population viable au long terme. Les efforts pour la protection du jaguar doivent donc se concentrer sur la consolidation des zones déjà existantes, sur la création de nouvelles réserves et sur la protection du jaguar dans les territoires non protégés où les éleveurs chassent parfois les félins pour ne pas qu’ils attaquent le bétail.

Autrefois considéré comme une créature magique et surnaturelle, le jaguar a toujours été un objet de culte dans la plupart des cultures indigènes d’Amérique latine. Pour la civilisation maya, les jaguars étaient les intermédiaires entre les vivants et les morts, compagnons dans le monde spirituel et protecteurs des palais. De même, c’est également un symbole contemporain de force, vitesse et raffinement : voiture anglaise de luxe, équipes de sport, etc.